Tous les articles par Nafissate Hounkpatin

À propos de Nafissate Hounkpatin

Nafissate Hounkpatin, Je suis une sage-femme très engagée en matière de droits de santé sexuelle et reproductive des adolescents, jeunes et des femmes. Ilewa c'est le cadre qui se donne pour mission d’œuvrer pour l'épanouissement des ados et jeunes en mettant à leur disposition des informations sûres et fiable sur la sexualité.

La pilule contraceptive: Tout ce qu’il faut savoir

La pilule  est un contraceptif oral, qui contient des hormones  ressemblant à celles que fabriquent naturellement le corps. Cette méthode consiste en la prise quotidienne d’un comprimé (la pilule). Il existe deux types de pilules :
– les pilules dites «combinées» ou œstroprogestative.

– les pilules micro-progestatives qui contiennent seulement un progestatif.

Par ailleurs elles ont dans les deux cas pour effet de bloquer le processus d’ovulation et d’empêcher la survenue de la grossesse.

Mode d’utilisation

La pilule est un petit comprimé qu’il faut prendre tous les jours à la même heure pendant 21 jours suivis de 7 jours de pause, ou 28 jours selon les pilules.

Efficacité

En utilisation parfaite, l’efficacité de la pilule (qu’elle soit combinée ou micro-progestative) est très grande car supérieure à 99,7%.

Mais cette efficacité peut être compromise par plusieurs choses : les oublis (plus ou moins graves selon le type de pilule), les effets indésirables (nausées, diarrhées) qui conduisent à l’arrêt et les interactions avec certains médicaments. Pour toutes ces raisons, en utilisation courante, l’efficacité de la pilule est de 91%

Avantages

  • Régularise le cycle menstruel
  • Guérit l’acné chez la femme
  • Réduit les douleurs menstruelles
  • Rends les règles moins abondantes
  • Retour rapide à la fertilité ;

Inconvénients

  • Prise quotidienne et consciencieuse (la prise des pilules se fait chaque jour à la même heure)
  • Ne protège pas contre les IST
  • Ne peut être obtenue sans ordonnance
  • Beaucoup de contre indication liées à la prise de la pilule
  • Peut provoquer des effets secondaires
  • Les œstroprogestatifs augmentent les risques de phlébite et de maladie cardiovasculaire

Effets secondaires

  • Nausée
  • Maux de tête
  • Tension mammaire
  • Saignements entre les règles
  • Prise de poids
  • Baisse de libido

Contre indication de la pilule contraceptive

  • La pilule œstroprogestative est contre-indiquée en cas de:
  • maladies cardiovasculaires,
  • diabète accompagné de complications (rétinopathie, néphropathie, neuropathie…) obésité,
  • hypertension artérielle sévère,
  •  maux de tête ou de migraines accompagnés de symptômes neurologiques,
  • cancer du sein,de l’endomètre ou du col connu ou soupçonné,
  • saignements vaginaux inexpliqués ou de maladie hépatiques.
  • Elles ne doit pas être prise non plus en cas de tabagisme chez les femmes de plus de 35 ans,
  • de dyslipidémie,
  • d’hypercholestérolémie

 

Le préservatif féminin: Tout ce qu’il faut savoir

Le préservatif féminin est le pendant du préservatif masculin adapté à la morphologie de l’organe sexuel féminin. Il dispose du même  mécanisme que le préservatif masculin, il empêche le passage du spermatozoïde dans le vagin et donc la fécondation. De même, il protège contre les Infections Sexuellement Transmissibles(IST/VIH/SIDA.Ce dispositif est composé d’une fine gaine en polyuréthane ou en Nitrile (pour éviter les problèmes d’allergie du latex) munie d’un anneau souple à chaque extrémité.

Mode d’utilisation du préservatif féminin

Le préservatif féminin, avec un anneau interne et un anneau externe.
  1. Vérifier la date d’expiration du préservatif, car une fois la date d’utilisation dépassée il n’offre plus de protection. Vérifier également si la conservation est faite adéquatement à l’abri de la chaleur par exemples.
  2. La femme doit nécessairement se mettre en position gynécologique ou debout avec un pied surélever pour pouvoir bien insérer le préservatif au fond du vagin.
  3. Veiller au moment de l’installation du préservatif de bien pincer l’anneau interne (le plus petit) qui se situe à l’extrémité fermée du préservatif puis l’insérer à l’intérieur du vagin jusqu’au col de l’utérus. L’anneau externe (le plus grand)  qui se situe à l’extrémité ouverte du préservatif couvre et protège la vulve.
  4. Maintenir bien l’anneau externe au début de la pénétration pour que le préservatif reste bien en place et que le pénis ne le pousse pas à l’intérieur du vagin.
  5. À la fin du rapport sexuel au moment de retirer le préservatif faire un nœud, avant de le jeter, car comme le préservatif masculin, il ne s’utilise qu’une seule fois.
  6. Il ne s’utilise pas en même temps que le préservatif masculin. Le frottement peut avoir pour conséquence de faire glisser le préservatif à l’extérieur du vagin.

Le préservatif féminin peut être mis plusieurs heures avant le rapport sexuel contrairement au préservatif masculin.

Efficacité

Théoriquement le préservatif  féminin ne présente qu’un taux d’échec de  5% lorsque son usage est fait; mais en pratique ce taux va jusqu’à 21%. Ceci est lié aux mauvais gestes lors de la pose. Il n’est efficace que lorsqu’on l’utilise pour tous les rapports sexuels et à tous les moments du cycle sans tenir compte des périodes dites « Sans risque »

Pour plus de sécurité ,c’est mieux d’adopter la double protection en couplant une autre méthode contraceptive  à l’usage du préservatif.

Avantages

  • Le préservatif féminin ne nécessite pas d’ordonnance.
  • En plus de son caractère contraceptif, il constitue, avec le préservatif masculin, la seule protection contre les IST (infections sexuellement transmissibles).
  • Il peut être utilisé seul ou en complément d’une autre méthode de contraception telles que la pilule, le DIU, l’implant… par contre, il ne faut pas l’utiliser en même temps qu’un préservatif masculin.
  • Il est très résistant.
  • N’interfère pas avec le système hormonal ou la durée du cycle
  • S’adapte très bien à l’anatomie du vagin
  • Plus mince que le préservatif masculin, il offre plus de sensibilité lors des rapports sexuels
  • Pas d’allergie au latex
  • Peut être utilisé en période d’allaitement
  • Contrairement au préservatif masculin, il ne nécessite pas que l’homme se retire juste après l’éjaculation.
  • Il peut être placé plusieurs heures avant le rapport.

Inconvénient

  • Certaines difficultés peuvent être liées à son insertion dans le vagin
  • Plus onéreux
  • Nécessaire de le tenir au moment de la pénétration
  • L’anneau extérieur peut être embarrassant pour certains préliminaire
  • Pas aussi disponible que le préservatif masculin

Indication du préservatif féminin

Toute personne ayant des rapports sexuels avec un ou plusieurs partenaires peut utiliser des préservatifs.

  • Les personnes allergiques au latex. Le préservatif féminin est fait en polyuréthane ou en nitrile synthétique, deux composants qui ne provoquent pas d’allergie.
  • Pour les couples ne désirant utiliser ni contraception hormonale ni DIU, c’est une méthode fiable à condition d’être utilisée lors de toute pénétration vaginale, quel que soit le moment du cycle.
  • Si vous n’avez pas de partenaire stable ou si vous ne savez pas si votre partenaire est porteur d’une IST, il faut utiliser des préservatifs à la fois pour vous protéger des IST (Infections sexuellement transmissibles) et pour éviter une grossesse non souhaitée.

 

Le préservatif masculin: tout ce qu’il faut savoir

Le préservatif masculin est une gaine en latex ou en polyuréthane (en cas d’allergie au latex). Il est une protection portée par l’homme sur sa verge  empêchant ainsi le passage des spermatozoïdes dans le vagin, et donc la fécondation. Le préservatif est également la seule méthode qui protège contre  Infections Sexuellement Transmissible (IST/VIH/SIDA).

Mode d’utilisation du préservatif masculin

démonstration du port du préservatif masculin
  • Vérifier la date d’expiration du préservatif,car une fois la date d’utilisation dépassée il n’offre plus de protection. Vérifier également s’il a été conservé adéquatement à l’abri de la chaleur
  • Déchirer doucement l’emballage pour ne pas abimer le préservatif (éviter de le faire avec les dents,ciseaux,lame,ongle pointu et autres).
  • Poser le préservatif sur l’extrémité du pénis en érection.
  • Pincer délicatement le petit réservoir entre deux doigts pour en chasser l’air.
  • Dérouler-le doucement sur le pénis en érection (attention à le dérouler dans le bon sens ou changez de préservatif si ce n’est pas le cas).
  • Immédiatement après l’éjaculation, l’homme doit se retirer en retenant le préservatif à la base du sexe avant de perdre l’érection.
  • Fermer le préservatif en faisant un nœud  et le jeter dans une poubelle

Par ailleurs, on doit  changer le préservatif à chaque rapport sexuel, entre chaque pénétration (il est à usage unique).     Aussi il serait idéal d’associer un gel lubrifiant à base d’eau ou de silicone à l’utilisation du préservatif avant et pendant le rapport sexuel.

Efficacité

Théoriquement le préservatif ne présente que 2% d’échec lorsque l’utilisation est bien faite. Mais en pratique ce taux va jusqu’à 15% parce qu’il y a beaucoup d’erreur dans l’usage du préservatif masculin. Il n’est efficace que lorsqu’on l’utilise pour tous les rapports sexuels et à tous les moments du cycle sans tenir compte des périodes dites « Sans risque ».

En fait,pour plus de sécurité il serait mieux d’adopter la double protection en couplant une autre méthode contraceptive  à l’usage du préservatif.

Avantages

  • On peut l’obtenir sans ordonnance.
  • Protection contre les IST (infections sexuellement transmissibles).
  • La double protection on peut l’utiliser en association avec une autre méthode contraceptive.
  • On en trouve facilement : en pharmacie, au supermarché, dans des distributeurs, dans certains lycées, mais aussi dans les cafés-tabac, les magasins de presse, les stations-service…
  • Il n’est pas coûteux

Inconvénients

  • Allergie au latex
  • Peut se déchirer ou se glisser au cours de l’acte ou au moment de le retirer

Indication du préservatif masculin

Toute personne ayant des rapports sexuels avec un ou plusieurs partenaires peut utiliser des préservatifs.

  • Pour les couples ne désirant utiliser ni contraception hormonale ni DIU, c’est une méthode fiable à condition d’être utilisée lors de toute pénétration vaginale, quel que soit le moment du cycle.
  • Si vous n’avez pas de partenaire stable ou si vous ne savez pas si votre partenaire est porteur d’une IST, il faut utiliser des préservatifs à la fois pour vous protéger des IST (Infections sexuellement transmissibles) et pour éviter une grossesse non souhaitée.

Contre-indication du préservatif masculin

Toutes personnes allergiques au latex,( mais il existe une autre forme de préservatif faite à base de polyuréthane adapté à ces personnes).

 

 

L’Avortement et la justice reproductive: La révolution inachevée 3 (Part 1)

La conférence internationale sur l’avortement et la justice reproductive  est un évènement  marquant de l’année pour les droits reproductifs de la femme. Devinez qui y était!! L’expérience et le savoir acquis au cours de cette Conférence valaient tout simplement ma présence à l’université de Rhodes à Grahamstown.

La partie 1 de l’histoire vous donnera une idée assez claire de ce qu’est cette conférence et dans quel contexte elle intervient.

La Conférence internationale sur l’avortement et la justice reproductive a pour objectif principal de rassembler des chercheurs, des activistes, des décideurs, des professionnels de la santé, des artistes et des interprètes de différentes disciplines (politique sociale, criminologie, sociologie, droit et politique, santé et droits des femmes, médecine, psychologie ; histoire, arts) travaillant ou luttant  pour l’accès à l’avortement sans risque partout dans le monde. Cette conférence offre aux délégués une plateforme pour explorer, identifier, partager et accéder aux opportunités d’apprentissage et de recherche sur un éventail de questions relatives à l’avortement et aux droits reproductifs, y compris l’accès à l’avortement, l’activisme et les politiques d’avortement.

La conférence s’est tenue à l’université de Rhodes à Grahamstown en Afrique du Sud du 08 au 12 Juillet 2018. Elle a  fait suite à deux autres conférences qui ont eu lieu au Canada en Aout 2014 et en Irlande du nord en Juillet 2016. Cette troisième édition accueillie en Afrique est stratégique et vise à ouvrir le dialogue sur l’avortement. Apporter   l’érudition et l’exploration des problèmes liés à l’accès à l’avortement et à  l’activisme. Et ceci notamment pour les personnes vivant dans des pays où la juridiction restreint l’accès à l’avortement. La Conférence a été co-parrainée par le ministère du développement social de l’Afrique du Sud, l’université de Rhodes et la coalition pour la justice sexuelle et reproductive. Par ailleurs Les différents ateliers et panels au cours de ces sessions ont été abordés par des universitaires, des militants, et des fournisseurs de service du monde entier.

 

Mais Pourquoi faire une conférence internationale sur l’avortement? allez vous peut être me demander

 

La conférence internationale vient dans le contexte où l’avortement est un sujet tabou parfois mal connu mais très important dans l’histoire des droits humains, des libertés et particulièrement des droits des femmes. L’avortement est légalisé jusqu’à présent dans quatre pays africains: l’Afrique du Sud, la Tunisie, le Cap vert et la Mozambique. La plupart des autres pays africains ont des lois très restrictives sur l’avortement et d’autres l’interdisent encore strictement. Ceci malgré toutes les conséquences dramatiques que cette situation engendre dans la vie des femmes.

Voici donc le résumé en trois points des raisons qui justifient l’importance de cette conférence en Afrique.

1- L’accès à l’avortement sécurisé pour toutes comme une solution à un problème de santé publique

Dans la plupart des pays africains bien que l’avortement soit criminaliser par les lois, les femmes y font recours. Elles vont vers des personnes non professionnelles et obtiennent ces soins dans des conditions minables. Ce qui  rend l’avortement nocif pour la vie de la femme,et constitue une principale cause de décès maternel en Afrique.

2- L’accès à l’avortement sécurisé pour toutes comme une liberté, un droit humain

Mon corps, mon choix

Comme le stipule l’article 14 du protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme (Protocole  de Maputo) dans son alinéa 1 (a) stipule que la femme a le droit d’exercer un contrôle sur sa fécondité. L’alinéa 2(c) du même article (14) convie les États Africains à garantir l’accès à un avortement sécurisé pour les femmes en cas de viol,d’inceste,de malformation fœtale ou lorsque la grossesse porte atteinte à la vie ou à la santé de la mère.

Bien que la plupart des pays africains ait ratifié le protocole de Maputo, plusieurs pays tardent à engager les réformes juridiques nécessaires a l’intégration de ses dispositions pertinentes , dans leur législation interne en particulier, dans le domaine des droits sexuels et reproductifs.

En outre la promotion de la femme et l’égalité du genre concède à cette dernière le pouvoir de jouir en toute liberté de ses droits sexuels et reproductifs. Elle a le droit de faire ses propres choix en ce qui concerne son corps sans être juger.

 3- L’accès à l’avortement sécurisé pour toutes pour régler un problème d’inégalité social

Malgré la restriction des lois et la pénalisation de l’avortement dans certains pays, le service d’avortement sur et sécurisé existe pourtant mais réservé à une certaine catégorie de personne. Aussi il est aisé de remarquer que la majorités des victimes de complication des avortements à risque est issue du milieu défavoriser. En effet les professionnels qui offre ces soins d’avortements sécurisés y mette généralement un cout exorbitant. Ce qui oblige ainsi les personnes défavorisées à faire recours aux avortement à risque.

Cette Conférence a donc permis de faire le point des acquis et des défis liés à l’avortement dans le monde entier.

« Être libre,ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaines; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres » NelsonMANDELA

Je vous invite à travers cette citation de Nelson Mandela à laissez toutes vos préoccupations en commentaire et partager en max si vous êtes d’accord qu’il faut lever le tabou sur l’avortement. La suite de l’histoire  abordera beaucoup plus en détail les thèmes traités au cours de cette Conférence à Grahamstown.

 

L’éducation sexuelle est l’ensemble des informations, des recommandations et des valeurs propres à une société qu’on transmet à l’individu sur sa sexualité. Malheureusement cette éducation est bien souvent ignorée et négligée par la société et surtout celle africaine.

Découvrons ces 10 citations publiées par ILEWA qui en disent long.

1.  L’éducation sexuelle intégrée au programme scolaire

Marie Lucie GOSSELIN note ici, l’importance de l’éducation sexuelle dans le milieu scolaire.

2. Les failles de l’école

Albert Einstein relève ce que l’école aurait pu apprendre à chaque personne pour qu’elle soit véritablement un individu complet.

« Nous passons 15ans à l’école et pas une seule fois, on nous apprend la confiance en soi, la passion et

3.L’éducation sexuelle intégrée à l’éducation générale dans la société

BERNABE Thierno nous dit à quel point la société passe à côté de l’essentiel en ôtant l’éducation sexuelle de l’éducation intégrale.

« L’une des plus graves erreurs de la société est de séparer l’éducation sexuel de l’adolescent de l’éducation intégrale de la personne surtout de l’éducation affective et morale »

4.L’éducation sexuelle dès l’enfance

D’après JEAN LOUIS MARCEL CHARLES,pour réussir à inculquer une bonne éducation  aux individus il ,faut commencer assez tôt.

« Un instituteur Suisse m’a dit un jour :  » il ne faut pas suivre les programmes, il faut suivre les enfants  » Là se trouve la clé d’un bon enseignement en général et de l’éducation sexuel en particulier »

5. Le multi partenariat sexuel

NGONO Vanessa,explique comment le multi partenariat qui est un comportement récurent chez les adolescents et les jeunes peut être nuisible pour l’individu.

« Le Multi partenariat sexuel est un  destructeur profond qui provoque des dommages sur le fonctionnement physique et morale de la personne »

6.Le sexe n’est pas un jeu

Il ne sert à rien de se précipiter,prendre tout son temps pour recueillir de vrai informations, c’est ça qui vous donne l’assurance d’être véritablement sur de ce que vous voulez.C’est ça une vrai femme et un vrai homme.

« Plus tard, plus sûr !! un vrai homme et une vrai femme savent attendre »PSI/ABMS

7.Les adolescents et les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont de plus en plus imposants dans notre quotidien,mais ils peuvent également nous porter préjudice si on ne sait pas y faire.Comme pour dire toute blague n’est pas bonne à faire sur internet,Ilewa informe les ados.

«  C’est vrai l’adolescence est une période de grandes turbulences et c’est en même temps la période où les bases de l’individu se posent. Attention à nos publications tel que le sexe-buzz sur les réseaux sociaux, ça rattrape »

8.Parents, meilleurs éducateurs

« Les parents sont les meilleurs éducateurs à la sexualité de leurs enfants » Paulino CASTELLS

9.La présence et la disponibilité des parents dans la vie des enfants

« Soyez un père ou une mère qui marque son enfant  par sa présence et sa disponibilité : si vous êtes impliquée dans la vie de vos enfants, vous avez 90% de la bataille gagnée. Vous ne pouvez pas  apparaître soudainement et leur parler du sexe et vous attendre à ce qu’il s écoutent» Amber Madison

10. L’éducation est une mission

« L’éducation est plus qu’un métier, c’est une mission qui consiste à aider chaque personne à reconnaître ce qu’elle a d’irremplaçable et d’unique afin qu’elle grandisse et s’épanouisse  » PAPE JEAN PAUL II

 

10 choses que les filles doivent savoir avant leur premier rapport sexuel

Ça y est!! vous êtes sûre d’avoir rencontré le mec idéal, l’homme de votre vie,mieux  vous avez la sensation de marcher sur des roses; la vie est belle!. Vous désirez lui offrir ce que vous avez de plus précieux: votre virginité. Le premier rapport sexuel tout comme la première règle est une étape super importante dans la vie d’une femme. Mais comment être certaine que tout va bien se passer comme dans ce roman que vous avez lu ou ce film que vous avez regardé et dont vous rêvez? C’est vrai vous en avez discuté avec vos ami(e)s  qui vous ont fait des  »supposées » descriptions sur comment ça marche. Néanmoins il y a toujours cette inquiétude ce petit doute, ces questions qui ne cessent de revenir. Bingoo!! Ilewa a pensé à vous demoiselles; voici  ces dix choses à savoir absolument avant le premier rapport sexuel.

 1) Suis-je prête ?

La décision d’être sexuellement active ne doit pas être prise à la légère.Elle doit prendre en compte votre situation unique et votre estime de soi. Le sexe peut être une chose formidable lorsqu’on est véritablement prêt pour se lancer. Mais dans le cas contraire cela peut entraîner de graves conséquences d’ordre émotionnel ou sanitaire. L’un des moyens pouvant permettre de faire le point est la référence à vos croyances et vos valeurs ( personnelle,religieux,culturelle,éducationnelle),  c’est en premier lieu ce qui vous définit. Voici encore des questions auxquelles vous pouvez essayer de répondre, connaissez-vous suffisamment votre partenaire ? Votre relation est-elle suffisamment mûre ou avez-vous assez confiance en lui pour lui laisser découvrir votre intimité ? La décision d’aller au sexe n’est-elle pas influencée par vos pairs, ou la société ? (par exemples ces genres de phrases ont déjà résonné maintes fois dans vos oreilles : toi tu es encore vierge ? Tu es en retard, le sexe est la meilleure chose au monde, tu rates les bonnes choses, tu ne peux pas comprendre parce que tu n’as jamais goûté). Rien ni personne ne doit vous pousser à aller au sexe sans que ça ne soit de votre propre chef;l’essentiel c’est de savoir qui vous êtes et ce que vous voulez.En outre vous devez  tenir compte de l’avis de votre partenaire ainsi que de ses valeurs et croyances.

2) Comment savoir si c’est la bonne personne?

Suis-je vraiment amoureuse ? M’aime-t-il réellement ? Voilà encore un point capital qu’il est important d’élucider avant de se lancer.Si il est évident que la relation  entre désir sexuel et amour n’est pas encore trop   claire chez les adultes alors imaginez un peu chez une adolescente…Alors chères demoiselles si cette question vous perturbe, pas de panique, il n’y a pas de feu,c’est tout à fait légitime. Si  votre partenaire ne vous inspire pas confiance ou si à ce stade vous avez encore le moindre doute, juste une chose à faire : Prenez votre temps. En réalité rien ne presse et il s’agit de votre corps, de votre intimité la moindre des choses c’est d’être sûre de vous et  de ce que vous voulez. Et surtout vous n’avez pas à céder à la pression d’un quelconque copain ( Exemple:‘’ si tu m’aimes vraiment prouve le moi’’ ou ‘’si tu ne couches pas avec moi je te quitte’’,  tout le monde le fait sauf nous) Bah! vous n’êtes pas tout le monde,lol.

3) La douleur est-elle  systématique pour le premier rapport sexuel?

NON !!! La douleur lors de la première pénétration (ici) n’est pas systématique chez toutes les filles. En général ce qui provoque la douleur en dehors des pathologies gynécologiques est le stress. En effet le stress provoque une contracture des muscles du périnée, ce qui rend la pénétration difficile voir agressive, par conséquent douloureuse. Néanmoins si psychologiquement vous vous êtes apprêter et que le désir sexuel prime sur la peur, vous pouvez facilement gérer votre première fois sans dyspareunie. Le tout dépend aussi de comment votre partenaire s’y prend.Il doit prendre en compte votre statut de débutante et insister beaucoup plus sur les préliminaires, histoire de vous relaxer et permettre la lubrification du vagin. En outre vous pouvez aussi prévoir un lubrifiant pour mieux faciliter.

4)  Le saignement est il obligatoire?

NON !!! Le saignement obligatoire  lors du premier rapport sexuel est un mythe. Rassurez-vous ce n’est pas systématique chez toutes les femmes. Le saignement renvoie évidement à la déchirure de l’hymen qui est une fine membrane recouvrant partiellement l’orifice vaginale. Contrairement à l’idée reçue toute les femmes ne possèdent pas d’hymen (même si un peu rare). Et chez certaines il se déchire déjà bien avant la première pénétration pour diverses raisons (sport, gymnastique, danse etc…). Ou encore  il ne se déchire pas nécessairement lors du premier rapport sexuel mais se détend.

5)  Pourrai-je tomber enceinte lors  du premier rapport sexuel ?

Oui !!! La vie n’est pas comme dans les romans ou les films. Il n’est pas question de perdre le contrôle, de partager un moment torride et de vous endormir tranquille . Dans la vie réelle vous risquez d’être surprise par une grossesse non désirée. Tant que vous n’êtes pas prête à porter une grossesse pendant  » 09 mois » et changer les couches prenez vos précautions. Faites preuve de maturité, discutez en s’il le faut avec votre partenaire. Même si vous n’êtes pas en période féconde, le stress causé par le  premier rapport sexuel peut induire l’ovulation.La preuve les filles peuvent tomber enceinte même sans avoir eu les règles lorsque l’acte sexuel commence avant la puberté.

6) Dois-je mettre un préservatif  pour la première fois ?

L’usage du préservatif lors du premier rapport sexuel est impératif. L’idéal serait même d’opter pour une méthode contraceptive de votre choix (ici) avant de passer à l’acte pour éviter les grossesses non désirées.Mais le préservatif demeure la seule méthode qui vous protège des infections sexuellement transmissibles.Il est donc important de connaître la technique du port de préservatif avant de se mettre à l’œuvre.De plus connaître son état sérologique et celui de partenaire est capital.

7)  l’orgasme sera t il au rendez-vous?

Non !!! Ce n’est pas évident de s’attendre à un quelconque orgasme vaginal(ici)  la première fois. L’orgasme clitoridien peut être de mise mais faudra t il d’abord connaitre votre corps. Le but n’est pas de reproduire ou de ressentir exactement ce que vous avez l’impression de voir dans les films érotiques. En matière de sexualité chacun fait ses propres expériences. Le vécu et le ressentir de la première fois peut ne pas être les mêmes chez toutes les femmes.

8) Serais-je à la hauteur?

Il ne s’agit pas de mesurer votre performance,la première fois est un apprentissage. Vous ne devez pas en faire trop ou en attendre trop,de manière à prendre des risques.Il ne faudrait pas aussi se mettre la pression d’aller jusqu’au bout. Considérez vos limites,ayez la maîtrise de ce qui se passe. Si vous estimez que vous ne pouvez pas aller à la fin, vous ne devez pas vous en vouloir. Arrêtez, ce n’est pas une compétition…

9) Le premier rapport sexuel sera t- il déterminant?

 Oui! le premier  rapport sexuel peut être déterminant pour la sexualité future.Selon le médecin sexologue andrologue Catherine SOLANO, il installe une sorte d’empreinte, une mémoire émotionnelle qui s’inscrit de manière très stable en nous.La première fois est donc une base que nous posons pour nos émotions positives ou négatives vis à vis de la sexualité compte tenue de comment on l’a vécue.Lorsque ça se passe bien que l’on se sent belle et aimée,que le respect mutuel est présent; ça peut renforcer l’estime de soi et donner l’envie de vouloir avancer sur ce chemin. Mais si par contre l’expérience est négative,elle peut susciter un blocage et un mal être de façon permanente.

10) Avec qui pourrai-je en discuter?

Pour que le premier rapport sexuel se passe bien,et pour que tous ces éclaircissements précédemment apportés vous soient bénéfiques, il faut nécessairement que vous en discuter avec votre partenaire.Dites lui que vous êtes vierges parler avec lui de comment vous voudriez que la première fois soit.Envisagez ensemble si possible le choix du contraceptif à adopter.Discutez en avec vos parents si ceux-ci sont ouverts au dialogue parent-enfant,ou initiez ce dialogue de façon humble et respectueuse.Mais si cela n’est pas possible, vous pouvez vous rapprocher des agents de santé pour en parler (sage-femme, infirmier,médecin,gynécologue etc…), ils vous donnerons les conseils nécessaires pour préserver votre santé. Il existe également d’autres structures et organisations auprès desquelles vous pouvez avoir des informations fiables au Bénin:

  • Jeunes Ambassadeurs pour la Santé  Reproductive et la Planification Familiale(dont je fais partir)
  • Club Amour et Vie (PSI/ABMS)
  • Mouvement d’Action des Jeunes (ABPF)
  • Association Pour l’Éducation,la Sexualité et la Santé en Afrique (APESSA)
  • 7344 (numéro vert, gratuit sur MTN et MOOV pour toutes vos préoccupations).

Si vous avez aimé ce billet, n’hésitez pas à partager pour vos proches.

La célébration de la Journée Internationale des Sages-femmes au Bénin, au-delà d’une fête…

Le 05 Mai est la journée dédiée aux sages-femmes du monde entier. Ce métier est purement féminin fait de personnels sanitaires qualifiés et mis aux services de la femme et de la famille. La célébration de cette année constitue la 28ème sur le plan mondial et la 25ème au plan national, le thème consacré à la dite journée de l’an 2018 est « sage-femme, ouvrons la voie avec la qualité des soins ».

Au Bénin, presque une semaine entière était consacrée à la commémoration de cette journée. Non seulement pour festoyer mais pour mener des réflexions afin d’apporter une valeur ajoutée au rôle important de la sage-femme aussi bien dans la communauté qu’à la maternité. Cet évènement annuel est le seul qui réunit toutes les sages-femmes du territoire national (sages-femmes du secteur public, privé, retraitées etc..) venant de tous les départements.

En effet l’Association des sages-femmes du Bénin (ASFB) présidée par Mme MONTEIRO Laurence, comme à l’accoutumé a organisé du 01 au 05  avec un agenda riche en connaissance et bien chargé en diverses activités.Ceci est l’ultime anniversaire  pour honorer et renforcer les compétences des sages-femmes du Bénin à travers cette commémoration.

Ainsi les 01 et 02 Mai les sages-femmes de la commune de Bohicon avec l’ASFB étaient aux cotés des femmes de ladite commune pour l’offre des soins en Planning familial, dépistage des cancers gynécologiques, sensibilisation et conseils sur les méthodes modernes de contraception etc…

Par ailleurs  les journées scientifiques qui s’étaient déroulées du 03 au 04 Mai, plus qu’un simple atelier de renforcement des capacités ont été le lieu d’échanges très alléchants. Pour offrir des soins de qualité, il faille nécessairement être à jour sur les normes obstétricales . Ces communications (une dizaine), étaient donc venues dans le cadre de la JISF enrichies les connaissances des sages-femmes tout en mettant en valeur le thème  « Ouvrons  la voie avec la qualité des soins ».

Les thèmes débattus sont entre autre:

  • L’utilisation inappropriée du misoprostol (cytotec)en maternité:recommandations de l’OMS et dernières informations;
  • Compétences et responsabilités des sages-femmes en matière de violence faite aux filles et aux femmes;
  • Formation sur l’éthique et la déontologie, discussion sur les soins respectueux;
  • Implication de l’ASFB dans l’éducation sexuelle des adolescents et jeunes. etc...

Tel un rituel pour clôturer ces journées de réflexion et lancer les festivités proprement dites, une caravane a été faite dans la ville de Bohicon. Ce qui nous a permis de sensibiliser entre chant, danse et louange la population et de distribuer des préservatifs.

De la réflexion à la détente, l’ASFB a évidemment tout prévu sans omettre cette fameuse nuit qui fait bouger les sages-femmes sur la piste de danse et hors des maternités : la nuit de la sage-femme

Enfin le 05 Mai, débutée à l’église par une messe d’action de grâce, la suite de la journée   était marquée par la présence effective des autorités locales, départementales, ministérielles et des représentants des partenaires techniques et financiers. L’hymne de la sage-femme était évidement au rendez-vous pour le lancement de la cérémonie, puis l’allocution des diverses personnalités laissant place au déjeuner de famille puis la réjouissance.

Toutes vêtues de leur sublime pagne choisi pour cette édition, ces braves femmes de fer intelligentes et complètes; rompues à la tache  au chevet des femmes et de la communauté ont mis le cap sur le Mono pour une édition encore plus particulière l’année prochaine.

Vive l’Association des Sages-femmes du Bénin!!!!!!!

Le 2ème atelier régional sur la campagne CDHP pour la décriminalisation de l’avortement en Afrique

La Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) depuis Janvier 2016 a lancé une campagne sur la dépénalisation de l’avortement en Afrique afin de sauver les femmes des conséquences désastreuses de l’avortement à risque. Cet engagement aux côtés des femmes entre aussi dans le cadre de la promotion des droits de l’homme et plus précisément des droits relatifs à la santé sexuelle et reproductive des femmes. En effet l’avortement à risque représente 13% des causes de tous les décès maternels ; et les femmes de moins de 25 ans représentent 60% des décès dus à l’avortement non médicalisé. La campagne de la CADHP permet donc aux parties prenantes dont Ipas de mobiliser les voix régionales pour soutenir les cadres juridiques et politiques relatifs à l’avortement sécurisé.

C’est à cet effet que l’atelier de sensibilisation sur la campagne de la CADHP pour la décriminalisation de l’avortement, qui est à sa deuxième édition réuni les acteurs des diverses parties prenantes tout en impliquant les jeunes leaders de la sous-région. C’est ainsi que les jeunes champions de Ipas Afrique Alliance (dont moi-même) étions conviés à cette séance de travail. Nairobi a donc abrité comme à la première édition cet atelier qui s’est déroulé du 10 au 11 Avril 2018. Il était donc question d’échanger entre activistes; parlementaires ainsi que le commissaire rapporteur spécial autour de la question de l’avortement sécurisé.

De la clarification des valeurs aux partages d’expériences beaucoup d’autres discussions et communications ont été faites pour modérer la séance. Nous avons  été entretenu par le Commissaire sur comment tirer profit de la CAHP en vue d’un plaidoyer en faveur de l’avortement médicalisé. Les parlementaires ont également apportés leur contribution sur l’orientation à donner au plaidoyer en faveur de la santé et droits sexuels et reproductifs et plus précisément de l’accès à l’avortement médicalisé et leur rôle crucial dans la réforme de la législation portant sur les SDSR.

Réunis au sein de petites équipes tout acteur confondus, nous avons eu la gracieuse opportunité de faire entre  pays francophones; l’état des lieux sur des engagements pris par nos gouvernements pour l’amélioration de la santé maternelle ,puis d’identifier les défis auxquels nos pays sont encore confrontés avant de faire des approches de solution.

De même les jeunes champions de Ipas ont eu droit à leur plénière ;ce qui leur a permis de faire connaissance et faire un bilan de leurs activités dans les pays respectifs. Ce fut une réunion d’échange et de partage d’expérience entre jeunes champions sur la question de la dépénalisation de l’avortement.

Ainsi chaque participant avait fait des engagements vis-à-vis de son pays pour la vulgarisation des lois liées à l’avortement notamment la domestication du protocole de Maputo.

Les engagements pris pour le Bénin sont entre autres :

  • Mettre un accent particulier sur l’éducation sexuelle complète
  • sensibiliser tout en faisant une clarification des valeurs chez les professionnels de santé sur l’avortement médicaliséEntretenir les médias locaux sur les lois liées à l’avortement
  • Sensibiliser d’autres activistes notamment les activistes des droits humains et de la SDSR sur l’avortement
  • Sensibiliser les forces de l’ordre sur la question
  • Faire des plaidoyers auprès des autorités gouvernementales en faveur de la domestication du protocole de Maputo
  • Faire des plaidoyers auprès des parlementaires pour la dépénalisation de l’avortement

Pour l’heure il ne s’agit donc pas de positionner l’avortement selon des valeurs personnelles; l’urgence est de sauver les femmes qui meurent chaque heure des suites d’un avortement non médicalisé et de restituer les droits des femmes sur la SSR qui sont des droits humains inaliénable.

 

 

 

Avortement au Bénin, entre droit et tabou

Aujourd’hui nous allons parler de l’avortement !!Oui c’est vrai l’avortement est un sujet hyper tabou dans notre société mais comme à ILEWA il n’y a pas de tabou tant qu’il s’agit de la santé de la femme ; on se lance…

L’avortement dans la majorité des pays africains demeure un sujet mystique; quatre pays au total ont légalisé l’avortement onze l’ont radicalement interdit et la plupart du reste l’autorise de manière restrictive.

Qu’est-ce donc l’avortement ?

En effet l’avortement est l’expulsion de l’œuf avant la 22ème Semaine d’Aménorrhée selon l’Organisation Mondiale de la Santé et 28ème Semaine d’Aménorrhée ou 06mois révolus au Bénin. Il peut se faire de manière spontané c’est-à-dire sans une intervention extérieure ou peut être provoqué (Interruption Volontaire de Grossesse : IVG). Aussi l’avortement est médicalisé ou sécurisé lorsqu’il est pratiqué par un personnel qualifié et compétent dans les limites de la loi, par contre l’avortement clandestin est celui réalisé par un individu non qualifié dans l’illégalité et dans des conditions septiques.

Que disent les lois à propos de l’avortement ?

Le Bénin faisant partir des pays ayant adopté et ratifié le protocole de Maputo ; à travers l’article 14 du Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits de la Femme en Afrique (Protocole de Maputo) autorise l’avortement dans des circonstances précises énumérées comme suit :

  • Lorsque la grossesse est la conséquence d’un viol ou d’une relation incestueuse,
  • Lorsque la poursuite de la grossesse met en danger la vie et la santé de la gestante (femme enceinte)
  • Sur la demande de la femme lorsque le fœtus est porteur d’une malformation grave

Ce faisant les États s’étaient donnés pour mission de limiter au maximum le nombre d’avortement, mais ces lois comportent encore beaucoup de difficultés qui ne permettent pas à la femme d’avoir effectivement accès au service d’avortement même étant porteuse d’une grossesse répondant à ces conditions. Ainsi la question de l’IVG est beaucoup plus traitée comme un droit moral qu’un problème de santé publique  ; c’est clairement un tabou.Parailleurs, la restriction des lois liées à l’avortement, la méconnaissance des droits précités par les femmes, la difficulté dans les procédures, le manque d’éducation sexuelle, l’accès difficile aux méthodes contraceptives et la sous information en matière de sexualité, favorisent la recrudescence des grossesses non désirées et par conséquent de l’avortement clandestin qui est estimé à 97% des IVG en Afrique d’après le Guttmacher Institute.

Le décès maternel,l’une des graves complications de l’avortement clandestin

29 000 femmes meurent chaque année soit 03 femmes par heure suites aux avortements  clandestins, et 60% de ces femmes ou jeunes filles ont moins de 25 ans (3). Au Bénin ils constituent la deuxième cause de décès maternels; et d’après les statistique près de la moitié des femmes ayant recours à l’avortement clandestin sont des adolescentes. Il est également aisé de constater que la majorité des victimes de l’avortement clandestin est issue de la population défavorisée, car ceux qui ont suffisamment de ressources peuvent se payer un avortement sécurisé et sans risque qui revient assez cher, il se pose aussi donc une question d’inégalité sociale.

En réalité la restriction des lois d’avortement ne réduit pas le taux d’avortement comme voulu mais oblige les femmes à recourir à l’avortement clandestin malgré toute la panoplie de complication qu’il peut entrainer sur leur santé.

Que faire pour éviter les dégâts liés à l’avortement clandestin ?