Tous les articles par Nafissate Hounkpatin

À propos de Nafissate Hounkpatin

Nafissate Hounkpatin, Je suis une sage-femme très engagée en matière de droits de santé sexuelle et reproductive des adolescents, jeunes et des femmes. Ilewa c'est le cadre qui se donne pour mission d’œuvrer pour l'épanouissement des ados et jeunes en mettant à leur disposition des informations sûres et fiable sur la sexualité.

Protocole de Maputo: 15ans de route pour une société inclusive

Du 12 au 14 décembre 2018 s’est tenue au sein de la commission de l’union Africaine à Addis-Abeba en Éthiopie, une réunion de haut niveau, suivie de la commémoration du 15ièm anniversaire du protocole de Maputo. Cette réunion est organisée par l’union africaine ; à travers la Direction Femmes, Genre et Développement ; le Rapporteur spécial de l’Union Africaine sur les droits de la femme en Afrique (SRRWA) et la Commission des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP)  en collaboration avec le mouvement de solidarité pour les droits des femmes africaines (SOAWR) ; le Haut Commissariat des Nation Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) ;  le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ;  et avec l’appuie des partenaires au développement.

Mobilisant les États membres, les organisations de la société civile et les autres parties prenantes autour de cette commémoration, il fut question de renforcer par le biais de cette réunion, la dynamique en faveur de la ratification, de la domestication et de la mise en œuvre du protocole de Maputo à l’échelle continentale.

En mode, embarquée pour le protocole de Maputo

Alors le protocole de Maputo, qu’est-ce que c’est?

Bref aperçu du protocole de Maputo

D’ici 2025 : Forte autonomisation des femmes africaines et zéro violence à leur égard

Adopté le 11 juillet 2003 à Maputo au Mozambique par l’Union Africaine, le protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme est un traité régional africain qui affirme les droits de la femme à l’autodétermination, à l’autonomie corporelle, sans discrimination, coercition ni violence. Le protocole de Maputo est inspiré de plusieurs instruments juridiques internationaux comme

  • La déclaration universelle des droits de l’homme adopté par l’assemblé générale des Nations Unies en 1948
  • La Convention sur l’Élimination de toutes formes de Discriminations à l’Égard des Femmes, adoptée en 1979 par l’assemblée Générale des Nations Unies

En effet, ce protocole vient compléter et renforcer les articles de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif à la protection et la promotion des droits de la femme. A travers ses dispositions en matière de droits civils et politiques, d’intégrité physique et psychologique, de santé sexuelle et reproductive, de non-marginalisation ou encore d’émancipation économique ; la ratification du protocole symbolise l’engagement des États africains à mettre un terme aux discriminations, aux violences et aux stéréotypes de genre à l’encontre des femmes.

 

Le 15èm anniversaire du protocole de Maputo

Taaka Awori

2018 marquait ainsi le 15ièm anniversaire du protocole de Maputo. Cependant, à cette date sur les 55 États membres de l’Union Africaine, 41 pays l’ont ratifié et sont liés par ce fait à ses dispositions et 14 pays ne l’ont toujours pas ratifié. Le but des deux journées de la réunion était donc de susciter une prise de conscience générale sur l’importance du protocole de Maputo et d’emmener les pays ne l’ayant pas encore ratifié à prendre des engagements pour le faire d’ici 2020.

Il était aussi question de s’accorder sur :

  • Les directives à suivre, et le plan d’action sur les missions de sensibilisation dans les pays
  • La validation des profils pays présentés et des stratégies de plaidoyer et du projet plan pour les missions de plaidoyer dans les pays.
  •   Le programme « Tous pour le Protocole de Maputo »

En effet, le programme « Tous pour le Protocole de Maputo » est un instrument qui vise à encourager la ratification universelle, la domestication et la mise en œuvre dudit protocole.

En outre, la commémoration du 15ièm anniversaire, loin d’être une fête à paillettes, servit d’occasion idéal pour faire le bilan des défis et opportunités, ainsi qu’un partage d’expériences entre pays sur la ratification du protocole. De plus ce fut aussi le lieu pour identifier les moyens nécessaires (les stratégies de mobilisation de soutien) pour assurer la ratification universelle, la levée des réserves, la domestication et la mise en œuvre du protocole de Maputo.

Ma tête, quand je sais que d’ici 2020, la ratification Universelle du Protocole de Maputo sera effective

A l’issue de cette rencontre, chaque participante comprend encore plus les enjeux et définit son rôle par rapport à l’amélioration de la situation de la femme en Afrique. Et ceci à travers la ratification, la domestication, la levée de réserve et la mise en œuvre du Protocole de Maputo selon la situation de son pays. Pour finir, je dirai juste comme slogan :

« Tous pour le Protocole de Maputo »

L’Afrique a besoin de ses femmes:

 L’Afrique a besoin de ses femmes !

L’égalité des sexes n’est absolument pas une demande de traitement de faveur. Elle n’émane non plus d’une culture occidentale comme certains le pensent encore. C’est la revendication la plus juste, c’est un principe fondamental.
Biologiquement, l’homme et la femme ne sont différents que par les caractères sexuels. Comme l’homme, la femme est un être humain individuel, et non un simple membre de la famille ou de la communauté.
En Afrique, la femme ne vit pas, mais elle subit la vie qu’on lui a construite même avant sa naissance . Et nous pointons du doigt les hommes comme étant les seuls responsables de cette situation, de nos maux. Oubliant ainsi que c’est la femme qui construit la société dans laquelle nous vivons.

C’est la femme qui éduque et c’est elle qui fait l’homme et la femme de demain. Ce faisant, la femme ne se rend pas compte de sa valeur, de son pouvoir et de sa potentialité.

Le jour où nous comprendrons que le coupable n’est pas ailleurs, et que c’est la femme elle même, qui dispose des clés de la cellule dans laquelle elle s’est hermétiquement enfermée, un grand problème sera résolu.
Mais ceci n’est plus un choix, c’est un devoir. C’est la responsabilité de la femme d’aujourd’hui envers les générations à venir. Si dans l’histoire, les amazones se sont levées pour défendre leur patrie, qu’en est il de nous ? Qu’est ce qui nous est arrivé ?
Quoi que cela puisse être, il faut que la femme se réveille.

Voilà pourquoi l’Afrique a besoin du bien être de la femme

femme éclairée doit tendre la main à celle qui a eu moins de chance. Il ne s’agit pas d’une catégorie de femme, il s’agit des femmes africaines, unies et plus fortes que jamais.
Quand la femme pleure, c’est l’Afrique qui pleure
Quand la femme est pauvre, c’est l’Afrique qui est pauvre.
Quand la femme souffre, c’est L’Afrique qui souffre.
Quand la femme meurt, c’est l’Afrique qui meurt.
L’ Afrique en a tellement marre de porter le poids de notre souffrance, si seulement vous savez…
Nous devons être le changement que nous voulons pour l’Afrique.
L’Afrique a besoin de ses femmes…

 

5 clés pour accompagner et gérer la crise de l’adolescent

Nous connaissons tous cette personne instable, infernale (rire) et qui rend parfois  la vie très dure à ses parents [l’adolescent ? 🤔]. Et nous savons également à quel point cette situation est normale. Cependant, ce que nous ignorons  c’est comment ça peut être difficile à vivre pour les parents.

En réalité, de la même façon qu’un bébé explore le monde qui l’entoure en suçant ses jouets ou en touchant tout ce qu’il voit, un adolescent a besoin de tester ses limites, quitte à jouer le risque-tout et s’opposer systématiquement à ses parents. La plupart des parents s’inquiète souvent pour leurs enfants et posent des interdits en conséquence ( ne pas fumer, ne pas boire, ne pas rentrer après minuit…). Mais ces interdits qui sont faits pour rassurer les parents, sont très souvent transgressés. Et bienvenue la guerre entre ados-parents.

A travers ce billet, Iléwa vous propose 05 clés pour mieux gérer la crise avec votre ados.

 

1-S’informer et comprendre la situation

Un adolescent en crise, c’est compliqué à gérer.  Votre ados ne comprend pas toujours ce qui lui arrive, ses sots d’humeur, ses pics de colère, c’est nouveau pour lui. A vrai dire, si votre enfant change au cours de cette période, c’est tout à fait  normal. L’adolescence, c’est la période de transition entre l’enfance et l’âge adulte. Votre adolescent remet alors tout en question : sa personnalité, son avenir, le monde qui l’entoure, etc…

Accentuées par les hormones en effervescence, les émotions ont tendance à s’extérioriser avec ferveur ou au contraire à être refoulées pour mieux rejaillir plus tard. L’adolescent part à la recherche de sa propre identité, et pour cela, il fait des expériences, qui ne sont pas toujours bonnes.

En outre, la crise est la manifestation du besoin inné de devenir autonome, de construire sa personnalité et d’exister dans la société. L’adolescent veut se séparer de ses parents, même si cela constitue pour lui une grosse difficulté. Il a tendance  à s’imposer, sans pour autant savoir ce qu’il veut réellement.

En plus de son désir d’être indépendant, l’adolescent a également besoin d’avoir un modèle. En s’identifiant à son père ou à sa mère puis à son professeur de maison ou à une star, votre enfant recherche le juste milieu entre ses proches et son idole. Il les prend comme repère en se basant sur ce qui est idéal pour lui chez chacune de ces personnes. Cette transition, essentielle au développement, l’emmène parfois à  se comporter de façon excessive (il critique, s’oppose et transgresse les règles ) et à avoir un goût prononcé pour les risques et aime se mettre en danger (alcoolisme,toxicomanie,sexualité à risque…).

Faites-lui simplement savoir que vous êtes là s’il a besoin de parler, de s’informer et qu’avec vous, il n’y a aucun sujet tabou. Le meilleur moyen d’empêcher que cette crise ne devienne plus grave, c’est de le comprendre et de lui parler calmement.
Jouez avec les mots, car la communication est la clé de toute réussite.
Soyez toujours à l’écoute et attentif au moindre de ces paroles, faits et gestes.

Et pour cela commencez par observer votre adolescent…

2-Observer votre adolescent

Il est clair que les enfants ne passent pas cette période de la même façon. Alors, soyez également attentif à l’image que votre adolescent a de lui-même. Si votre enfant manque de confiance en lui, il y a plus de risque qu’il se sente en insécurité. Il aura donc des difficultés à trouver les moyens pour faire face à cette période. A vous donc d’intervenir, en lui montrant que vous avez confiance en lui et combien de fois il est unique. Travailler à rehausser son estime de soi. Et surtout donner lui beaucoup d’amour. Un adolescent qui a confiance en lui arrive à mieux se maîtriser durant cette période.

3- Privilégier le dialogue

Il ne s’agit pas ici de faire la morale à votre adolescent ou de lui donner strictement des directives à suivre. NON. Le dialogue avec votre adolescent commence d’abord par l’écoute. Laissez votre adolescent s’exprimer jusqu’au bout. Soyez très présent dans vos conversations, mais beaucoup plus en l’écoutant. Soyez prompt à l’écouter et lent à parler. Ça vous permet de cerner ce qu’il dit, mais surtout ce qu’il ne dit pas. Très souvent il ne veut pas parler, car il se sent incompris. Le juger ne sert à rien, et faire la morale est parfois néfaste pour la bonne ambiance familiale. Donc il vous faut beaucoup de tact. De même il est important d’éviter des comportements négatifs à son égard comme le critiquer, ridiculiser, le désapprouver ou minimiser ses problèmes. Veuillez à gagner sa confiance. Ça lui permettra d’être beaucoup plus ouvert et de vous informer en avance de ses intentions. Vous pourrez ainsi anticiper ses actes vers une situation plus adaptée.
En tant que parents, restez attentifs à son sommeil. Veillez à lui expliquer quelles sont les conséquences du tabac, de l’alcool, et des drogues sur le cerveau et les effets irréversibles de ces produits.

Discutez avec lui de la sexualité, informez-le des risques d’un rapport sexuel précoce et non protégé. Parlez-lui d’estime de soi et de consentement. Mais vous pouvez aussi l’adresser vers des interlocuteurs ou des centres, beaucoup plus à même d’aborder ces sujet si vous ne vous sentez pas en mesure de le faire. Mais, ne forcez pas le dialogue. S’il arrive que votre adolescent ne veuille pas parler, laissez le. Il reviendra certainement de lui-même. Choisissez bien les mots, car la communication est la clé de toute réussite.
Soyez toujours à l’écoute et attentif au moindre de ces paroles, faits et gestes.

4-Poser des limites

Posez des limites

 

Votre adolescent a besoin d’un cadre et de limites. Ces limites doivent être clairement définies et expliquées. Ceci lui permet de construire sa personnalité en toute sécurité. Les limites lui servent de repères et lui permettent de canaliser ses comportements qui peuvent être parfois excessifs. En outre les règles lui enseignent  les devoirs qu’il devra accompli et le fonctionnement du monde et de la société autour de lui. Mais vous ne devez pas lui imposer ces limites de façon radicale. Avec les adolescents, tout est question de négociation. Discuter avec lui, expliquer lui pourquoi ces limites sont indispensables pour son bien être. Évidemment, ce n’est pas parce qu’il y a des interdits que votre ados ne va pas essayer de les transgresser. Dans ce cas, vous devez le sanctionner. Prenez le temps de réfléchir à une punition adaptée. Les sanctions ne doivent jamais être humiliantes et éviter les privations. Préférez plutôt des punitions pratiques, qui lui permettront d’accomplir une tâche  et de se sentir utile (par exemples,  faire le nettoyage de la maison, faire la cuisine pour la famille, etc…).

5- Demander de l’aide

Si malgré vos efforts votre ados présente (toujours) des comportements à risque chroniques ( anorexie, boulimie, alcoolisme, toxicomanie, conduite dangereuse, sexualité non responsable), n’hésitez pas à demander de l’aide.

Vous pouvez directement vous adresser à un thérapeute pour avoir des conseils et des recommandations. Le spécialiste sera alors mieux placer pour vous aider et aider votre ados à retrouver ses repères.

En résumé, la crise d’adolescence bien que difficile pour l’adolescent que comme pour les parents, est tout à fait normale et surmontable. En revanche, il est important de savoir aborder cette période avec délicatesse. Ne  traiter votre adolescent comme un enfant ni comme un adulte. Accompagnez-le comme l’adolescent qu’il est. En outre, soyez patient et faites siéger la communication au sein de la famille.

Alors si vous connaissez cette personne, portez secours à ses parents en partageant ce billet.

Les méthodes contraceptives vous embrouillent? Voici 7 étapes pour bien choisir la votre

 


Choisir sa contraception est un vrai casse-tête pour la majorité des femmes ou des couples. Comment trouver la bonne contraception? Quelle méthode pourrait répondre à mes besoins? Quelle méthode est adaptée à mon mode de vie? autant de questions qu’elles se posent souvent. Eh bien, mesdames et messieurs, voici la bonne nouvelle. Plus la peine d’aller voir la voisine, la copine ou l’autre dame pour  des conseils douteux. Ilewa   est là…

Dans ce billet nous vous proposons quelques conseils pour mieux faire votre choix.

Mais sachez le, la meilleure contraception c’est celle qu’on choisit soi même.

Lorsqu’on est en couple, qu’on est sexuellement actif ou qu’on prévoie l’être bientôt,ce n’est pas toujours synonyme d’être prêt pour accueillir un bébé.  Dans ce cas, la meilleure des choses à faire c’est d’opter pour une contraception.

Une fois la décision prise,commencez par vous poser des questions. Avant d’aller voir votre sage-femme, gynécologue ou les spécialistes dans les centres de Planification Familiale, attendez un instant…

En effet, plusieurs facteurs entrent en jeu; prenez un stylo, un calepin et faites le point à votre niveau.

1/Quels sont vos besoins?

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Choisir sa contraception: Iléwa

Voulez-vous une contraception sans hormone?

Un groupe de contraceptif fonctionne sans hormone, comme le stérilet au cuivre qui est une méthode réversible de longue durée avec une grande efficacité.

Les préservatifs, bien qu’ils aient un taux d’échec plus  élevé à cause des accidents d’usage,  ils sont également exempts d’hormones. En plus ils vous offrent une protection contre les infections sexuellement transmissibles, ainsi que le VIH/SIDA .

Est-ce d’une contraception discrète vous avez besoin?

Vous ne voulez absolument pas que tout le monde soit au courant pour votre contraception? Pas de soucis…

Vous pouvez opter pour l’implant dont la pose ne laisse qu’une petite cicatrice circulaire. Il y a aussi le Dispositif Intra Utérin également discrèt. Si vous avez déjà un enfant et que tomber enceinte n’est pas encore dans votre plan immédiat ; l’injectable est également une excellente solution de discrétion, vous n’aurez qu’à bien ranger votre carte de rendez-vous.

Aviez-vous déjà opté pour une méthode contraceptive antérieurement?

C’est important de notifier au médecin ou sage-femme, les méthodes antérieurement utilisées. Si vous l’avez aimé ou non, quels étaient les effets secondaires que vous sentiez?

Exemple: céphalée, nausée, prise de poids, etc…

L’absence des règles est-il  un soulagement pour vous ou au contraire cela pourrait il vous faire paniquer?

Si ne pas avoir vos règles peut être particulièrement terrifiant pour vous, l’injectable contraceptif et l’implant sont moins envisageables. En effet l’absence des règles fait partir des effets secondaires de ces méthodes chez certaines personnes. Mais ce n’est nullement un signe de grossesse au cas où. Mais vous disposez encore d’une large gamme de contraception comme la pilule,le stérilet,les préservatifs qui ne modifient pas le cycle menstruel.

Avoir un bébé pour l’instant est-il hors de question pour vous?

Si vous n’êtes pas du tout prêt, du genre l’arrivée d’un bébé n’est carrément pas envisageable, c’est mieux d’opter pour une contraception efficace. Et dans ce cas, le DIU, la pilule  et l’implant sont les mieux placés, car leur efficacité est à 99,95% .

Voulez-vous avoir un enfant très prochainement?

Si vous désirez tomber enceinte dans les mois à venir, ou si vous n’avez pas encore d’enfant c’est mieux d’opter pour autres méthodes que les injectables et surtout le dépo-povera.

Comment comptez-vous évitez les risques d’expositions aux IST/ VIH/SIDA?

Si vous avez déjà choisi votre méthode contraceptive c’est super cool. Mais cela ne vous protège pas contre les Infections Sexuellement Transmissible ni du VIH/Sida. En effet, être à risque n’est pas seulement le fait d’avoir plusieurs partenaires. Si vous n’êtes pas sur(e) que votre partenaire adopte des comportements sains, le mieux est l’usage de préservatif en plus de votre contraception. La double protection (contraceptif efficace+préservatif) vous protège non seulement  des grossesses non désirées , mais aussi des IST et le VIH/Sida. A défaut, si vous êtes dans une relation stable, faites vos tests (VIH,Hépathites),  et faites ensuite la vaccination contre l’hépatite B afin de vous passer du préservatif. Mais à une seule condition: la bonne  fidélité.

 2/Quel est votre mode de vie?

voyagez vous très souvent?

Si vous n’avez pas un quotidien assez stable et que vous êtes hyper mobile et vous changez souvent de fuseau horaire, la pilule n’est pas faites pour vous.

Aussi si vous êtes du genre tête en l’air vous oubliez souvent vos programmes, vos rendez-vous etc.., vous n’êtes pas un bon candidat pour la pilule.

Optez donc pour une méthode qui nécessite moins d’attention.

3/Vos antécédents médicaux

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Choisir sa contraception: Iléwa

Quels sont vos antécédents médicaux?

Il est primordial de faire également le point de vos antécédents médicaux. En effet,  certains contraceptifs ne font pas bon ménage avec les maladies comme l’hypertension artérielle, le diabète, l’embolie pulmonaire, etc… De même si vous avez un antécédent de cancer de sein, cancer ovarien, toutes les méthodes ne sont pas faites pour vous.

Vous devez également notifier à votre médecin si vous êtes sous un traitement particulier.

En outre  si vous fumez, n’hésitez pas à en faire part. Dans ce cas, les méthodes hormonales peuvent augmenter le risque de maladies cardio-vasculaires.

Comment sont vos règles?

Si vous avez des règles plutôt abondantes , le DIU n’est pas assez convenable pour vous.  Sinon il faut alors un suivi assez particulier. Par contre les contraceptifs hormonaux vont réguler votre cycle et réduire le flux sanguin.

Vous devriez également prévenir votre soignant si vos règles sont particulièrement longues ou irrégulières, ce qui pourrait être un signe d’ovaires polykystiques . De même, vous devriez lui dire si vous avez de fortes douleurs pelviennes à l’approche de vos règles, ça pourrait être un signe d’endométriose.

4/Votre situation affective

Bah oui, c’est important, que vous soyez célibataire, en couple ou mariés les besoins diffèrent.

Si vous êtes célibataire mais que vous avez des rapports sexuels occasionnels, ou que soyez au début de votre relation, le préservatif doit être votre allié.

Si vous êtes dans une relation stable, faites périodiquement vos tests; vaccinez vous contre l’hépatite B et optez pour une méthode contraceptive qui répond à vos désirs.

Si vous êtes mariés et que vous avez déjà des enfants ou non, les conseils du couple stable sont aussi valables.

5/Avez vous tout noté?

Bien…

L’étape suivante c’est de passer à l’action, vous pouvez maintenant vous renseigner.

6/Auprès de qui s’informer lorsqu’on veut choisir sa contraception?

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Choisir sa contraception: Iléwa

Vous pouvez parler librement de contraception avec votre médecin (généraliste ou gynécologue), une sage femme, une conseillère de Planning familial (ABPF, Cliniques Profam ,etc..) et un pharmacien. Ils sont là pour vous écouter, répondre à vos questions et vous informer. Ils vous conseilleront la méthode contraceptive la mieux adaptée à votre situation. Mais au finish le choix vous appartient.

7/Le choix appartient à la femme

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Choisir sa contraception: Iléwa

Si le praticien (médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme) est là pour conseiller, adapter la prescription et faire la part des choses, la décision finale revient à la femme. Après tout c’est son corps, et il faut qu’elle soit en parfaite harmonie avec sa contraception. Donc c’est à elle de choisir la solution qui lui convient.

Et si la contraception qu’elle avait choisie initialement ne lui convient finalement pas, elle peut tout à fait en changer et trouver enfin le type de contraception fait pour elle.l’essentiel  est de garder à coeur qu’il y a toujours un contraceptif adapté à vos besoins.

Par ailleurs beaucoup de mythes et de rumeurs sont propagés sur la planification familiale. Mais en réalité, choisir sa contraception, c’est aussi se tromper, la changer avant de trouver la bonne.

Les adolescentes

Chez l’adolescente la fertilité est à son maximale, alors l’idéal serait de choisir une contraception très efficace  en plus du préservatif. La double protection est  donc fortement recommandée à cette période.

Si vous avez aimé ce billet, n’oubliez pas de partager autour de vous, et laissez vos préoccupations ou vos expériences en commentaire.

Les méthodes Contraceptives: Bref résumé

La contraception est l’ensemble des méthodes et moyens qui permettent d’éviter une grossesse. Il en existe sous diverses formes. Que ça soit les méthodes mécaniques, chimiques, hormonales ou chirurgicales, les femmes bénéficient d’un large éventail de contraceptif. A travers cet article, Ilewa vous invite dans l’univers de la contraception.

1/Les méthodes mécaniques

Ces moyens de contraception agissent en formant une «barrière». En d’autre terme, elles empêchent les spermatozoïdes d’aller à la rencontre de l’ovule.  Par ailleurs,  les spermicides sont des substances qui agissent principalement en détruisant les spermatozoïdes ou en les rendant inactifs.

Comme contraceptifs mécaniques,on distingue  entre autres:

 

2/Les méthodes hormonales

Elles contiennent des hormones qui sont des versions synthétiques de l’œstrogène et de la progestérone.

En réalité,certains moyens contraceptifs hormonaux sont dits «combinés», c’est-à-dire qu’ils contiennent deux types d’hormones. D’autres  contraceptifs, tels que le dispositif hormonal intra-utérin (Mirena), la minipilule, l’implant contraceptif  et le contraceptif en injection Depo-Provera ou Noristéra contiennent uniquement un progestatif.

Néanmoins,il existe d’autres contraceptifs hormonaux qui ne sont pas utilisées au Bénin. Comme l’anneau vaginal, le patch contraceptif etc…

3/Les méthodes naturelles de contraception

La contraception naturelle est l’ensemble des méthodes nécessitant  la connaissance du corps de la femme. En outre,elle s’appuie également sur les différentes phases du cycle menstruel afin de déterminer la période de fécondité.Cependant Ces méthodes peuvent être utilisées comme méthode de contraception ou encore pour les désirs de maternité… [Lire la suite ]

4/La stérilisation

La stérilisation est une contraception irréversible  par moyens chirurgicaux.En effet,les  personnes qui ne désirent plus avoir d’enfant font généralement recours à cette méthode.  Ainsi, ces moyens contraceptifs se pratiquent aussi bien chez l’homme que chez la femme. Il s’agit de

La contraception Naturelle, tout ce qu’il faut savoir

La contraception naturelle est l’ensemble des méthodes  basées sur la connaissance du corps de la femme. Elle s’appuie également sur les différentes phases du cycle menstruel afin de  déterminer la période de fécondité. Ces méthodes  peuvent être utilisées comme méthode de contraception ou encore pour les désirs de maternité.

Elle regroupe:

  • La méthode de l’abstinence périodique ou orgino
  • la méthode de la glaire cervicale ou Billings
  • La méthode de la température
  • Le retrait ou Coït interrompu
  • la Méthode de l’Allaitement Maternel et Aménorrhée (MAMA)

 La méthode de l’abstinence périodique

Cette méthode repose sur le calcul du cycle menstruel de la femme.Elle consiste à éviter les rapports sexuels  non protégés pendant la période de fécondité. Il est donc nécessaire d’avoir un cycle menstruel régulier.

Cependant, il est important de savoir que l’ovulation est parfois imprévisible,et ce même chez les femmes ayant un cycle menstruel régulier.

La méthode de la glaire cervicale

Cette méthode consiste à déterminer la période de l’ovulation en fonction de l’aspect de la glaire (sécrétions du col de l’utérus). Il faut pour cela examiner la glaire avec ses doigts.En effet à l’approche de l’ovulation, la glaire subit une modification, et devient beaucoup plus abondante, moins épaisse, filante, translucide. Elle  peut être étirer entre les doigts au-delà de 4 cm. IL faut alors éviter les rapports sexuel s non protégés pendant ces périodes.

La méthode de la température

Cette méthode  consiste à déterminer la période d’ovulation grâce à la température corporelle de la femme. Il s’agit de prendre sa température tous les matins au réveil, à la même heure avec le même thermomètre et de la même façon (dans les aisselles,la bouche, le vagin ou l’anus) avant toute activité physique.En effet, la température habituelle de la femme s’élève légèrement au moment de l’ovulation : de 0,2 à 0,4 °C

Néanmoins, il y a des facteurs à prendre en compte:

  • L’ovulation peut être imprévisible
  • L’ovocyte libéré a une durée de vie de 24h.Mais le spermatozoïde vit en moyenne 05 jours dans l’appareil génital de la femme. Donc  si il y a eu un rapport sexuel non protégés dans cette période, il sera à risque de grossesse.
  • La survenue d’une fièvre isolée

Le système d’appareillage

Il consiste à utiliser des appareils conçus pour repérer la période d’ovulation. Il existe également des tests d’ovulation qui sont vendus dans les pharmacies.

Le Coït interrompu ou retrait

Cette technique consiste à ce que l’homme se retire de sa partenaire juste au moment de l’éjaculation. Il ne doit éjaculer ni dans le vagin de la femme,ni à l’entrée.

La Méthode de l’Allaitement Maternel et Aménorrhée

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Cette méthode est valable chez la nourrice sur une période de 06 mois au plus après l’accouchement. Et ce à condition de nourrir le bébé exclusivement au lait maternel et à la demande jour et nuit ( 08 fois au moins), et qu’il n’y ait  pas de retour de couche.

Efficacité de la contraception naturelle

La contraception Naturelle n’a pas une très grande fiabilité. En effet le taux d’échec des méthodes va jusqu’à 25%. Et  leur utilisation nécessité une très grande attention et une parfaite connaissance de son corps. Ça demande également que le cycle menstruel de la femme soit très régulier.Aussi la période d’ovulation n’est jamais totalement stable même si le cycle est régulier. Elle est généralement influencée par des éléments extérieurs comme l’émotion. D’où le taux élever d’échec liés aux méthodes naturelles.

 Avantage de la contraception naturelle

Elle est totalement gratuite lorsqu’elle est sans appareillage.Elle n’a également  aucun impact sur l’organisme de la femme.

Inconvénients de la contraception naturelle

La variation de l’ovulation qui rend les méthodes naturelles peu efficaces

L’abstinence pendant un certains moments (relatif)

L’implant contraceptif: tout ce qu’il faut savoir

L’implant est un petit bâtonnet cylindrique, en plastique, de 4 cm de long et 2 mm de diamètre (la taille d’une allumette). L’implant contraceptif est une méthode réversible de longue durée, contenant les mêmes hormones que les pilules progestatives. Une fois mis en place, l’hormone qu’il contient se diffuse directement dans le sang et supprime l’ovulation.Il en existe sous diverses formes:Le norplant ( composé de 06 bâtonnets), le jadel (composé de 2batonnets) et l’implanon (composé d’un bâtonnet).

Le jadel est la forme la plus utilisée actuellement au Bénin et sa durée d’action est de cinq ans (05).

Mode d’utilisation de l’implant

Le médecin ou la sage-femme insère l’implant sous la peau à la face interne du bras au moyen d’une aiguille spéciale et sous anesthésie locale pour que l’utilisatrice ne ressente pas de douleurs.Une fois en place, l’implant ne se voit pas et ne sent pas.

Vous pouvez demander à le faire enlever dès que vous le souhaitez. Le jour où vous voudrez le faire enlever, le praticien va anesthésier de nouveau la peau, puis pratiquera une petite incision afin de retirer l’implant avec une pince.

Efficacité

Comme toutes les méthodes contraceptives,elle n’est pas efficace à 100% ,l’efficacité théorique de l’implant est considéré à 99,99%  et agit dès les 24 heures après la pose.

Avantages

Par ailleurs l’implant contraceptif a également des avantages qui lui sont propres :

  • Il permet d’être tranquille pendant environ 5 ans (pour le jadel)
  • Il est le plus souvent invisible.
  • Il réduit les règles abondantes et douloureuses. Chez certaines femmes, elles   peuvent disparaître sans aucun danger pour leur santé.
  •  l’efficacité contraceptive se maintient en cas de vomissements ou de diarrhée.

Inconvénients

  • Son efficacité peut diminuer en cas d’interaction avec certains médicaments.
    (millepertuis, certains antituberculeux, antiépileptiques et antirétroviraux).
  • Les règles peuvent devenir irrégulières.
  • Des effets secondaires désagréables peuvent survenir : maux de tête, spotting, prise de poids (elle survient notamment chez les personnes prédisposées), acné.
  • Il ne protège pas contre les IST (Infections Sexuellement Transmissibles).Il peut laisser une cicatrice sur le bras après son retrait

Indications

L’implant est un contraceptif prescrit aux femmes :

  • présentant des contre-indications aux contraceptifs oestroprogestatifs
  •  qui présentent une intolérance au DIU,
  • ayant des difficultés d’observance à la pilule.

Contre-indication

L’implant est contre-indiqué en cas de:

  • phlébite,
  • embolie pulmonaire
  • tumeur sensible aux hormones sexuelle
  • saignements vaginaux inexpliqués
  • maladies graves du foie

 

Le dispositif intra utérin au cuivre: tout ce qu’il faut savoir

Le Dispositif intra utérin (DIU) encore appelé stérilet est une méthode contraceptive réversible à action prolongée.Il peut être hormonal ou au cuivre, celui utilisé couramment au Bénin est le DIU au cuivre. Il est d’une grandeur d’environ 3 cm, a la forme d’un «T» en plastique, enroulé par du cuivre que l’on pose dans l’utérus. Le bas du stérilet se termine par un double fil en nylon doux. Il permet au médecin ou sage-femme de s’assurer qu’il est toujours bien en place, et de le retirer le moment venu.Il peut être installé comme contraceptif d’urgence.

Le dispositif est en forme de T faites de plastique enroulé par du cuivre et possède à la terminaison deux fils
le DIU en cuivre TCU 380A

Mode d’action du Dispositif Intra Utérin en cuivre

La présence de cuivre entraîne des modifications biochimiques au niveau de l’endomètre, ce qui nuit au transport et à la motilité des spermatozoïdes. Ceux-ci présentent de la difficulté à passer au travers de la glaire cervicale. De plus, le stérilet en cuivre, en modifiant l’endomètre, rend l’implantation de l’œuf plus ardue s’il y a eu fécondation.   L’ovulation de la femme n’est pas affectée par la présence du stérilet en cuivre, il n’a donc pas d’influence sur le cycle menstruel . Il a une durée d’action de dix ans mais peut être retiré à n’importe quel moment après la pose .

Mode d’utilisation du Dispositif Intra Utérin

Il est inséré dans l’utérus de la femme par une sage-femme ou un gynécologue en milieu hospitalier.

Efficacité

L’efficacité du DIU en cuivre est très grande  évaluée à 99% environs, plus que celle de la pilule . L’effet contraceptif commence dès la pose, c’est pourquoi il est également utilisé comme contraceptif d’urgence.IL peut être efficace presque à 100% lorsqu’il est utilisé comme contraceptif d’urgence dans les 05 jours qui suivent le rapport sexuel à risque.En outre il est également important de respecter les rendez-vous de contrôle et de suivie de votre sage-femme ou gynécologue.

Avantages

  • C’est le seul moyen contraceptif à long terme sans hormones. Il n’augmente donc pas les risques de maladies thromboemboliques ou artérielles.
  • Réversible à tout moment, il n’a pas de conséquences sur l’évolution de la fertilité après son retrait.
  • Discret, confortable et pratique : il n’implique pas de contrainte quotidienne.
  • Il convient aux femmes qui allaitent.
  • Il peut empêcher une grossesse non désirée si on le place dans les 5 jours après le rapport (stérilet du lendemain). On peut le retirer lors des règles suivantes .
  • Économique (pour 10 ans)
  • Il n’engendre pas la modification du cycle menstruel

Inconvénients

  • Des petits saignements pendant le cycle (hémorragies inter-menstruelles).
  • Des règles plus abondantes, plus longues et plus douloureuses.
  • Un risque d’expulsion (totale ou partielle) très faible. Dans le cas d’une expulsion partielle, la protection contraceptive peut diminuer.
  • Ne protège pas contre les infections sexuellement transmissibles

Indication

Toute femme ayant déjà eu un rapport sexuel et ne présentant aucune contre-indication au DIU en cuivre est éligible.

Contre-indication

  •  Malformation de l’utérus ( rare)
  • un gros fibrome
  • celles dont le col (orifice) de l’utérus est trop large en raison d’accouchements multiples ou difficiles (le DIU risque d’être expulsé).
  • Cancer du col de l’utérus ou de l’endomètre (avant traitement)
  • Les femmes porteuses d’une IST (Infections sexuellement transmissibles)
  • Les femmes ayant une infection génitale haute (de l’utérus ou des trompes) en cours, récidivante, ou datant de moins de 3 mois.
  • Saignements vaginaux inexpliqués
  •  Infection après accouchement ou après avortement il y a moins de 3 mois.
  • Les femmes ayant eu une tuberculose génitale.
  • Femme enceinte
  • Allergie au cuivre                                                                                                                                          Par ailleurs il est nécessaire pour chaque femme de faire le premier frottis cervico-vaginal dès l’âge de 25ans.

L’injection contraceptive: Tout ce qu’il faut savoir

 

L’injection contraceptive  est une méthode très efficace. Néanmoins, son efficacité à long terme va de pair avec la capacité de la femme à revenir à temps pour la prochaine injection.Elle est administrée par voie intramusculaire,on en distingue deux types :

Les contraceptifs injectables progestatifs : ils  ne contiennent pas d’estrogène.

Pour prévenir la grossesse, il suffit d’une injection tous les deux ou trois mois, selon le type de contraceptif utilisé.

Exemple: Dépo-Provera, Noristérat, ( le noristérat est la forme d’injectable la plus utilisée actuellement au Bénin)   

Les contraceptifs injectables combinés: Ils  contiennent de l’estrogène et un progestatif.

Ils sont administrés par voie intramusculaire une fois par mois.

Cyclofem®,Mesigyna® 

Mode d’action

Par ailleurs,les injections contraceptives  sont  faites à intervalles réguliers par un médecin, une infirmière ou une sage-femme.

Efficacité

Lorsque les intervalles d’injection sont respectés, l’efficacité est de 99,7% en théorie.Cette efficacité peut être compromise par l’utilisation de certains médicaments (rifampicine, phénylbutazone, certains anti-épileptiques). Ce qui ramène en utilisation courante, l’efficacité de ce moyen de contraception à 94%

Avantages

  • Simple et efficace;
  • N’exige aucune responsabilité quotidienne;
  • Utilisation discrète;
  • Effet prolongé (de 10 à 13 semaines);
  • Rend les menstruations moins abondantes;
  • Ne modifie pas le déroulement des relations sexuelles
  • Il est possible de ne pas avoir de menstruations, pendant la prise de contraceptif injectable, donc ni de crampes ni de saignements.
  • Diminution des infections génitales.
  • N’ont pas d’effet sur l’allaitement.
  • Facile à utiliser

Inconvénients

  • Aucune protection contre les ITSS (Infections transmissibles sexuellement et par le sang);
  • Irrégularités menstruelles ou encore absence de menstruations ;
  • Cause une augmentation de l’appétit chez 50% des utilisatrices donc gain de poids possible;
  • La fertilité est souvent retardée de 6 à 12 mois après l’arrêt
  • Possibilité  de diminution de la densité minérale osseuse;
  • D’autres effets indésirables pourront aussi être présents occasionnellement : maux de tête, irritabilité, ballonnement abdominal

Indications de l’injection contraceptive

  • Les progestatifs injectables conviennent aux femmes mariées en âge de procréer  ayant au moins un enfant
  • Échecs répétés des autres méthodes contraceptives;
  • Intolérance ou contre-indication aux pilules contraceptives;
  • Oublis fréquents de pilules contraceptives;
  • Fumeuses de 35 ans et plus;
  • Les femmes qui allaitent;
  • Les femmes atteintes d’endométriose.

Contre indication de l’injection contraceptive

Les femmes qui sont dans les situations suivantes ne doivent pas prendre l’injection contraceptive :

  • La nulliparité (femme n’ayant jamais conçue )
  •  allaitement et  accouchement depuis moins de six semaines;
  • Grossesse connue ou soupçonnée;
  • saignements vaginaux anormaux ou inexpliqués ;
  • facteurs de risques liés à des problèmes cardiovasculaires ;
  • l’hypertension artérielle ;
  • troubles thromboemboliques ;
  • antécédent d’accident vasculaire cérébral ;
  • Cancer du sein, de l’endomètre ou du col connu ou soupçonné
  • diabète accompagné de problèmes rénaux, neurologiques ou d’affections de la rétine;
  •  maladie du foie (hépatite, cirrhose, tumeurs) ;
  • Les médicaments au long cours(ATB, Anticoagulant, Antiépileptiques)
  • Désir d’un enfant dès l’arrêt de la contraception
  •  les adolescentes et les adultes jeunes (en période de constitution du capital osseux),
  •  Présence de facteurs de risque d’ostéoporose (par exemple, consommation chronique d’alcool et/ou de tabac, antécédent de fracture ostéoporotique chez la mère, traitement au long cours par des corticoïdes de synthèse…).

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